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Article publié dans le Figaro le 23 septembre 2015

Nicolas de Germay : dans l’AIR, il fédère les réanimateurs d’entreprise

A 49 ans, ce croisé du retournement d’entreprise qui a permis à travers sa holding d’investissement Alandia Industries de sauver des entreprises comme les panneaux d’autoroutes SES ou les jouets Lansay fédère les investisseurs en retournement au sein de la nouvelle association AIR .

C’est un homme élégant empreint d’œcuménisme, que l’on rencontre à la fois chez les Bouygues et chez les Bolloré. Et pour cause: beau-frère de Yannick Bolloré, il a épousé comme lui une fille de Nicolas Bouygues, Julie… Fédérateur au plan professionnel aussi, Nicolas de Germay, 49 ans, croisé de longue date du retournement d’entreprises, fondateur en 2009 du holding d’investissement Alandia industries, lance aujourd’hui l’Association des investisseurs en retournement – l’AIR, dont il prend la présidence. But: «Promouvoir une nouvelle génération d’investisseurs en diffusant les bonnes pratiques et en faisant évoluer le cadre réglementaire général.» Donner aussi une plus grande visibilité à ces investisseurs-réanimateurs qui s’invitent au chevet d’entreprises vacillantes pour leur redonner vie. Pour lui, pas de doute, l’union fait la force: «Lorsque le gouvernement s’interroge sur l’opportunité de financer davantage les opérations de retournement, il est utile qu’il puisse disposer d’un interlocuteur réunissant les principaux acteurs du marché.» Parmi les fondateurs de l’association, outre Alandia Industries, des fonds comme Butler Capital Partners ou Perceva.

En 2002 déjà, ce père de trois garçons avait créé l’Association pour le retournement des entreprises, l’ARE, réunissant tous les professionnels du retournement (et pas seulement les investisseurs). Il en est aujourd’hui président d’honneur. Pour ce fils de banquier, diplômé de Sciences Po et de Dauphine, la restructuration est comme une seconde nature. Il s’y fait d’abord les dents chez Coopers & Lybrand (devenu PwC) et à 28 ans crée son premier cabinet, qu’il revend à KPMG. En dix ans, de conseil, il restructure une centaine d’entreprises. À son actif aussi avec le holding Alandia, qu’il a créé il y a six ans, des interventions réussies comme SES, le leader de panneaux d’autoroutes retourné en deux ans ; Citi Technologies, repris avec Altran ; les jouets Lansay et Continentale Nutrition, qui nourrit chaque jour 200 000 chiens et chats… Son job, cet homme de contact et de passion qui a publié cette année le guide Redresser son entreprise en 100 questions, le voit comme une vraie mission. Investir sur le retournement d’entreprise, «c’est investir sur le maintien en France de l’outil industriel, donc de l’emploi». Or, chaque année, ce sont 400 entreprises qui connaissent des difficultés en France avec à la clé des milliers d’emplois menacés.

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